Les films japonais à voir au cinéma en 2019

2018 été une année exceptionnelle pour le cinéma japonais. Il nous a accompagné tout au long de l’année avec 12 films sortis au cinéma en France. Et un nombre d’entrées record (Silent Voice : 100 000 entrées, La saveur des ramen : 97 500, Senses 147 500 entrées).

2018, c’est aussi l’année de la consécration au festival de Cannes avec la palme d’or pour “une affaire de famille” de Kore Eda (21 ans après “L’anguille” de Shōei IMAMURA).

Mais ce qui m’a le plus marqué dans le cinéma japonais (version 2018), c’est la volonté de nombreux réalisateurs de prendre des risques. De sortir de leur zone de confort pour explorer de nouveaux genres et nous livrer de précieux témoignages sur leur vision de la société japonaise. Voici trois illustrations :

-Kiyoshi Kurosawa (le maître du cinéma fantastique) explore l’univers de la science fiction avec deux films (“Avant que nous disparaissions” et “Invasion”), comme autant de variations d’une même pièce de théâtre sur l’invasion des extraterrestres.

-Hirokazu Kore Eda (le maître de la chronique familiale) nous plonge avec “The Third Murder” dans un polar passionnant, profondément humaniste sur la force des convictions et des valeurs humaines face à la froideur et au pouvoir de l’institution judiciaire. Il a eu raison de prendre des risques. Il se renouvelle sans pour autant délaisser son identité.

-Mamoru Hosoda nous livre son œuvre la plus intime et la plus personnelle. “Mirai, ma petite sœur” est aussi époustouflant et de réalisme et de créativité. Après un début d’année décevant pour le cinéma d’animation, ce film sorti le 26 décembre laissera une l’empreinte flamboyante sur l’année 2018.

Dans la continuité, l’année 2019 s’annonce peut être moins surprenante mais tout aussi captivante. Voici ma sélection en 13 films. Elle s’ouvre de la meilleure des manière avec la sortie d’un documentaire sur le maître Hayao Miyazaki mais aussi le retour très attendu de Ryusuke Hamaguchi après la révélation “Senses”. J’attends avec impatience le dernier film de Kore eda, tourné à Paris avec Catherine Deneuve et Juliette Binoche au casting.  Le cinéma d’animation vivra plusieurs temps forts tout au long de l’année, en particulier le très attendu nouveau film de Makoto Shinkai (après le succès international de “Your Name”).

En fin d’article, retournez une nouvelle rubrique : elle concerne les films (déjà sortis au Japon) que j’aimerai voir arriver au cinéma en France. La récente programmation du film dragon ball super (qui résulte en partie de la mobilisation des fans) prouve que l’on peut faire bouger les choses et donner de bonnes idées aux distributeurs. N’hésitez pas à commenter ma sélection et partager vos propositions des films japonais que vous aimeriez voir au cinéma en France cette année.

I-Catégorie films d’animation :

1) “Never-Ending Man : Hayao Miyazaki” de Kaku Arakawa (2 janvier) :

Résultat de recherche d'images pour "never ending man"

Le film :

En 2013, pour la seconde fois, Hayao Miyazaki annonce sa retraite lors d’une conférence de presse à Tokyo. Kaku Arakawa fait de cet événement le point de départ de son documentaire. Il a réussi à capturer pendant deux années (2015 et 2016) les coulisses de la réalisation de son premier film en images de synthèse “BORO”.

La bande annonce :

2) “Le Château de Cagliostro” de Hayao Miyazaki (23 janvier) :

Résultat de recherche d'images pour "Le Château de Cagliostro"

Le film : Lupin dévalise un casino mais s’aperçoit que les billets volés sont des faux. En compagnie de son acolyte Jingen, Lupin enquête sur cette fausse monnaie qui le conduit au château de Cagliostro. Ils apprennent alors qu’une princesse, enfermée dans le château, détiendrait la clé d’un fabuleux trésor…

La bande annonce :

3) “Dragon ball super Broly” de Tatsuya Nagamine (13 mars) :

Image associée

Le film :

Six des Boules de cristal sont dérobées dans le laboratoire de Bulma. Une patrouille de l’armée de Freezer tombe nez à nez avec Paragus et Broly. Alors qu’ils se dirigent vers le continent gelé pour retrouver la dernière boule de cristal, Goku et Vegeta croisent la route de leur rival, Freezer accompagné de Broly.

La bande annonce :


4) “Liz et l’oiseau Bleu” de Naoko Yamada  (17 avril) :

Résultat de recherche d'images pour "Liz et l'oiseau Bleu"

Le film :

On suit le quotidien des adolescentes Nozomi Kasaki et Mizore Yoroizuka,raconte, qui vont découvrir un trésor inestimable.Il s’agit de l’adaptation de la pièce de théâtre L’Oiseau Bleu de Maurice Maeterlinck (1908).

La bande annonce :

5)”Birthday Wonderland” de Keiichi Hara (26 avril au Japon)

Le film : Il s’agit de l’adaptation du livre pour enfant Chikashitru Kara no Fushigi na Tabi de Sachiko Kashiwaba.

Le film raconte l’aventure d’Akane, jeune fille qui, la veille de son anniversaire, croise la route d’Hippocrate, un mystérieux alchimiste accompagné de son apprenti Pipo. Ils embarquent alors dans le monde de Wonderland, car elle serait celle qui doit sauver le monde.

La bande annonce :

6)”Penguin Highway” de Hiroyasu Ishida  (printemps 2019)

Résultat de recherche d'images pour "Penguin Highway affiche"

Le film :

Élève de CM1, Aoyama est un petit garçon sérieux qui travaille beaucoup pour devenir « quelqu’un de bien ». Chaque jour, il tient le compte des journées restantes pour atteindre l’âge adulte. Cette histoire commence alors qu’il lui reste exactement 3888 jours et se finira à 3748. Elle raconte l’aventure fantastique que va vivre Aoyama pendant ces 140 jours pour devenir un adulte admirable.

La bande annonce :

7) “Kimi to, Nami ni Noretara” de Yuasa Masaaki                           (le 21 juin au Japon) 

Résultat de recherche d'images pour "Kimi to, Nami ni Naretara"

Le film : À son entrée à l’université, Hinako déménage dans une ville côtière. Elle adore le surf et quand elle est sur les vagues, elle n’a peur de rien. Cependant, elle ne sait toujours pas quoi faire quand elle rentrera dans la vie active.

Un jour, alors qu’un incendie ravage sa ville, Hinako fait la rencontre de Minato, un jeune pompier. Depuis cette rencontre, ils surfent et passent plus de temps ensemble. Hinako se sent de plus en plus attiré par Minato et la façon dont il se consacre à aider les autres.

Alors que ses sentiments commencent à grandir, elle ne sait pas qu’elle occupe également une place particulière dans le cœur de Minato.

8) “Weathering With You” (Tenki no Ko) de Makoto Shinkai (le 19 juillet au Japon)

Résultat de recherche d'images pour "Weathering With You"

Le film : Un jeune garçon originaire d’une île isolée, qui vit à Tokyo, rencontre une fille qui a le don de parler au ciel. Cette dernière a la capacité de faire changer le temps grâce à ses prières. D’autres info très prochainement.

II-Catégorie longs métrages

9)”Asako” de Ryusuke Hamaguchi (2 janvier)

Résultat de recherche d'images pour "asako film"

Le film :

Lorsque son premier grand amour disparaît, Asako est désemparée. Deux ans plus tard, elle rencontre son double parfait. Troublée par cette étrange ressemblance, elle se laisse séduire mais découvre peu à peu un jeune homme avec une toute autre personnalité.

La bande annonce :

10)”Fukushima, le couvercle du soleil” de Sato Futoshi          (6 mars)

Résultat de recherche d'images pour "Fukushima, le couvercle du soleil"

Le film :

Le 11 mars 2011, le Japon est secoué par un séisme, suivi d’un tsunami et de la triple catastrophe nucléaire de Fukushima. L’équipe du Premier Ministre, Naoto Kan, tente de faire face à cette situation. Que s’est-il passé réellement à la résidence du Premier Ministre au moment de la pire crise de l’histoire du pays ? La vérité a-t-elle été entièrement révélée ?

La bande annonce :

11- “The man from the sea” de Koji Fukada (15 mai)

Résultat de recherche d'images pour "The man from the sea"

Le film :

Une ville indonésienne, située en bord de mer, a été détruite par la guerre et un tsunami. Un homme est retrouvé sur la côte par Atsuko et son fils, alors qu’ils tentent de reconstruire ce qui a été abimé. Bientôt, on découvre que cet homme, qui souffre d’amnésie, est connecté à de nombreux cas miraculeux…

La bande annonce :

12)”LA VERITE” de Hirokazu Koreeda (courant 2019)Hirokazu Kore-eda, Catherine Deneuve et Ethan Hawke

Le film :

Catherine (Deneuve), icône du cinéma est la mère de Juliette (Binoche). La publication de ses mémoires ramène sa fille et sa famille des Etats-Unis dans la maison familiale. Les retrouvailles vont vite tourner à la confrontation : vérités cachées, rancunes inavouées, amours impossibles, tout se déballe sous le regard désabusé des hommes. Dans le même temps, Catherine tourne un film de science-fiction où elle incarne la fille âgée d’une mère éternellement jeune. Réalité et fiction se confondent obligeant mère et fille à se retrouver…
Quelques info :
C’est certainement le film que j’attends le plus en 2019. D’abord parce que c’est le 1er film que Kore Eda tourne en Europe (plus particulièrement à Paris). Il s’agit de l’adaptation d’une une pièce de théâtre qu’il avait écrite il y a quinze ans. Ensuite pour son casting cinq étoiles : Catherine Deneuve, Ethan Hawke et Juliette Binoche en têtes d’affiches. J’ai hâte de voir le résultat.

13)”FOUJITA” de Oguri Kohei (courant 2019)

Résultat de recherche d'images pour "foujita film"

Le film :

Deux épisodes de la vie du peintre Tsugouharu Foujita, d’abord au moment des Années folles en France puis le retour dans son pays. Deux époques entre fantaisie et légèreté de sa période française et noirceur des années de guerre.

La bande annonce :

III-Les films déjà sortis au Japon que j’aimerai voir arriver en France

1)”Laplace’s Witch” de Takashi Miike (date de sortie au Japon : 4 mai 2018)Résultat de recherche d'images pour "Laplace’s Witch"

Le réalisateur :

Takashi Miike c’est pour moi le maître des films d’horreur made in Japan. Takashi Miike (三池 崇史), est né le 24 août 1960 à Yao, petite ville près d’Ōsaka, au Japon. C’est un des réalisateurs japonais les plus prolifiques mais aussi très controversé. Il incarne un cinéma d’horreur totalement décomplexée, innovant, moderne, et à l’esthétisme assumé. Son défaut est de se perdre parfois dans la provocation et de manquer de maîtrise .

Le film :

L’histoire commence par deux personnes sont empoisonnées dans des sources chaudes situées dans différentes régions. La police demande au professeur Shusuke Aoe (Sho Sakurai), qui est géochimiste, de déterminer si les décès sont des accidents ou des meurtres. En enquêtant sur les cas, Shusuke Aoe rencontre Madoka Uhara (Suzu Hirose). La police commence à soupçonner que Madoka pourrait être liée aux décès et à un troisième cas.

2)”LOVE AND WOLBACHIA” de Sayaka Ono

Résultat de recherche d'images pour "LOVE AND WOLBACHIA"

La réalisatrice :

Née en 1984, Sayaka Ono est diplômée de l’Académie Japonaise des Arts Visuels, l’école de cinéma fondée par Imamura. En 2005 elle tourne son premier long-métrage documentaire The Duckling, produit par Kazuo Hara. Elle y dépeint sa relation avec sa famille en tant qu’objet de cinéma. Cependant, devant le refus de celle-ci d’utiliser le film, le long-métrage voit finalement le jour au théâtre après une autorisation inattendue. Depuis elle partage ses activités entre la réalisation de documentaires de cinéma et de nombreux projets de programmes télévisuels.

Le film :

A travers une série de portraits intimes, la réalisatrice Sayaka Ono, compose une mosaïque sensible et émouvante faite d’histoires amoureuses étranges et variées. De ce monde coloré, émerge toute une diversité existant aux marges de la société japonaise dominante. Peu représentée au cinéma, cette diversité nous questionne sur la véritable nature de notre sexualité. L’amour kaléidoscopique des gays, lesbiennes, bisexuels, intersexuels, travestis, personnes ayant un trouble de l’identité de genre et ceux qui les entourent, est ici pleinement mis en lumière.

3) “INLAND SEA” de Kazuhiro Soda

Image associée

Le réalisateur :

Fer de lance du documentaire japonais, Kazuhiro Soda poursuit son projet au long cours de films dits d’observation. C’est-à-dire filmer sans idée préconçue, ni préparation avant le tournage. Formé à New York où il vit et réalise des documentaires pour la NHK, il choisit de devenir indépendant pour mettre en pratique sa méthode et construire une œuvre de décryptage de la société contemporaine japonaise sans équivalence. Il se fait connaître avec Campaign (2007), chronique tragi-comique d’un candidat parachuté pour les municipales, projeté dans de nombreux festivals et diffusé dans une version télé dans plus de 200 pays à travers le monde. Puis viennent Mental (2008), Théâtre 1 & 2 (2012), Campaign 2 (2013) et Oyster Factory (2015), récompensé du Soleil d’Or lors de la 11ème édition Kinotayo. Inland Sea est son septième film d’observation.

Le film :

A l’âge de 86 ans, Wai-chan est un des derniers pêcheurs encore en activité d’un petit village situé sur les rives de la Mer Intérieur de Seto. Kumi-san, la commère du cru, se promène tous les jours le long de la côte. Alors que Koso-san, qui s’occupe seule du petit magasin de fruits de mer laissé par son mari décédé, fait le lien entre les villageois. Avec Inland Sea, Kazuhiro Soda pointe sa caméra sur Ushimado, village qu’affectionnait l’immense Shohei Imamura qui y tourna Pluie noire et Dr Akagi. Il brosse un portait en noir et blanc, à la fois poétique, délicat et bouleversant du crépuscule d’un monde sur le point de disparaître.

4) “One Cut of the Dead” de Shinichiro Ueda (sorti au Japon 4 novembre 2017)

Résultat de recherche d'images pour "One Cut of the Dead"

Le réalisateur :

Né en 1984 dans la préfecture de Shiga, Shinichiro Ueda commence à réaliser des courts-métrages alors qu’il est encore collégien avec ses camarades de classe. Après le lycée, il poursuit sa passion pour le cinéma et continue de se perfectionner. En 2010 il crée sa propre société de production PANPOKOPINA. Ses courts métrages ont été récompensés dans divers festivals. Son slogan est : « Faire des films qui seront toujours divertissants dans 100 ans ! ». C’est dans cet esprit qu’il réalise son premier long-métrage One Cut of the Dead.

Le film :

Une équipe de tournage se rend dans un entrepôt abandonné de la seconde guerre mondiale pour y tourner un film de zombie à petit budget. Tout dégénère lorsqu’ils croisent la route de vrais zombies. Débutant par un plan séquence de 37 minutes, Ne coupez pas ! s’impose comme la meilleure comédie zombie depuis Shaun of the Dead. Tourné pour une bouchée de pain, le film est devenu un véritable phénomène du box-office japonais avec plus de 1,5 millions de spectateurs.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Social media & sharing icons powered by UltimatelySocial