Le cinéma japonais à l’honneur au festival de Cannes 2017

Chaque année, au mois de Mai, le festival de Cannes est la grande messe du cinéma, qui permet aux films du monde entier d’accéder à une vitrine médiatique et à la reconnaissance critique.

En 2017, le cinéma Japonais est particulièrement à l’honneur. 3 films dans 3 compétitions différentes : la palme d’or, un certain regard et la semaine de la critique. 3 excellents films et donc de bonnes chances de mettre le Japon sur le devant de la scène ce week-end lors de la remise des prix.

Pour vous permettre de vous faire une première idée sur chacun de ces films (aucun n’est encore sorti en France), voici une présentation rapide avec toutes les info dont je dispose ^^.

Hikari de Naomi Kawase (en compétition officielle)

Ce film raconte la rencontre entre Misako qui exerce la pression d’audio-descriptrice c’est à dire qu’elle décrit les objets et les films pour les mal et non-voyants et un caméraman dont la vue se détériore irrémédiablement. Un récit hypnotique plein de poésie.

J’ai vu de larges extraits et j’ai été captivé par cette histoire de sentiments forts entre un homme qui perd la lumière et une femme qui la poursuit.

A noter que le film est mis en musique par l’excellent trompettiste Ibrahim Maalouf.

Sanpo suru shinryakusha de Kiyoshi Kurosawa (section un certain regard)

Alors que Narumi et son mari Shinji sont un couple en crise, Shinji disparaît soudainement et revient quelques jours plus tard, complètement transformé, tendre et attentionné. Au même moment, de curieux phénomènes se produisent en ville. Le journaliste Sakurai va mener l’enquête sur cette mystérieuse affaire.

Après un virage poétique (vers l’autre rive notamment), Kurozawa semble ici revenir à ces 1ers amours, à savoir un cinéma plus sombre teinté d’horreur, de fantastique et de policier avec des films forts et inoubliables (Cure, Séance, Loft ou encore Rétribution)

Un film épuré avec quasiment sans effet spéciaux qui s’annonce comme un retour aux sources très prometteur.

A

Oh Lucy de Atsuko Hirayanagi (la semaine de la critique)

Bienvenue dans l’univers d’Atsuko Hirayanagi avec son premier long métrage. Le scénario de cette comédie regorge de surprises avec un Josh Harnett étonnant en prof d’anglais.

Setsuko tombe amoureuse de son professeur d’anglais, John, et quand celui-ci disparaît soudainement, elle embarque sa soeur dans une quête qui les mène de Tokyo jusqu’au sud californien. Dans un environnement étranger, de salons de tatouages aux motels miteux, les liens de familles sont mis à rude épreuve tandis que Setsuko s’accroche à sa chimère, Lucy.

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