Rétrospective Akira Kurosawa à la Cinémathèque française

Akira Kurosawa est le réalisateur de films japonais le plus largement “connu” en France.

Ce n’est pas celui que j’ai découvert en premier. Le premier film de Kurosawa que j’ai vu au cinéma, c’est “Yume” (rêves en Français). J’ai découvert ses films de manière complètement décousue, au fil des années, à la télévision, en VHS, en DVD. Sa filmographie est celle qui m’a le plus marqué dans mon histoire avec le cinéma japonais. Un cinéma total, qui ne se réduit pas à ses films de samouraïs. L’œuvre d’Akira Kurosawa est riche, variée et intemporelle.

Voir ou revoir les films de Kurosawa au cinéma, ça vous dit ? La Cinémathèque française l’a fait pour nous public, avec une retrospective exceptionnelle du 12 octobre au 28 novembre 2022. Une occasion unique aussi de découvrir ses films moins connus, dans l’ordre ou pas^^

 

Rétrospective Akira Kurosawa à la Cinémathèque française

Sa filmographie, en cinquante ans de carrière, Akira Kurosawa s’est essayé à de nombreux genres : ken geki (films de sabre) en lien avec le jidai-geki (films historiques) sont ses films de prédilection. Mais il s’essaie aussi à des variations d’aventure (La Forteresse cachée), la romance (un merveilleux dimanche), le Yakuza eiga (l’Ange ivre). Il est passé du drame (Le Duel silencieux, les bas-fonds, Les salauds dorment en paix) aux mélodrames (l’idiot) et à la comédie dramatique (Chronique d’un être vivant). Il pousse sa créativité jusqu’à des films expérimentaux (Rêves et Dodesukaden).

Rétrospective Akira Kurosawa à la Cinémathèque française

Cette affiche japonaise est réalisée à l’occasion des 50 ans de cinéma d’Akira Kurosawa par des admirateurs du cinéaste. Elle est donnée à la Cinémathèque par Catherine Cadou en 2016. Traductrice et collaboratrice de Kurosawa – qu’elle rencontre en 1980 pour la présentation de Kagemusha au Festival de Cannes -, Madame Cadou a notamment écrit les sous-titres français pour Ran, Rhapsodie en août et la version restaurée des Sept samouraïs.

Les 30 images de titres de générique qui composent ce document correspondent aux 30 films réalisés par Kurosawa entre 1943 et 1993 (de gauche à droite et de bas en haut) : La Légende du grand judo (1943), Le Plus beau (1944), La Légende du grand judo 2 (1945), Qui marche sur la queue du tigre (1945), Je ne regrette rien de ma jeunesse (1946), Un merveilleux dimanche (1947), L’Ange ivre (1948), Le Duel silencieux (1949), Chien enragé (1949), Scandale (1950), Rashomon (1950), L’Idiot (1950), Vivre (1952), Les Sept samouraïs (1954), Vivre dans la peur (1955), Le Château de l’araignée (1956), Les Bas fonds (1957), La Forteresse cachée (1958), Les Salauds dorment en paix (1960), Le Garde du corps (1961), Sanjuro (1961), Entre le ciel et l’enfer (1963), Barberousse (1965), Dodes’caden (1970), Dersou Ouzala (1975), Kagemusha (1979), Ran (1985), Rêves (1989), Rhapsodie en août (1990), Madadayo (1993).

Une 31ème image achève la série par la mention « À suivre », dans l’espoir d’un prochain film du maître japonais.

Son identité, elle est aussi complexe que son ouverture sur le monde occidental, qui l’a consacré. Il est l’héritier d’un Japon traditionnel par son père, officier de l’armée impériale et prof d’arts martiaux, descendant d’une lignée de samouraïs. Il se laisse guider par son ouverture sur la culture. Les œuvres de Chaplin, John Ford et Jean Renoir deviennent ses références. Au Japon, il a été parfois accusé d’avoir vendu son âme à l’Occident.

Aujourd’hui, tout le monde est s’accorde pour dire que ses films sont des chefs-d’œuvre du 7e art. Ils font partie des références du cinéma. Tous sont traversés par cette volonté de communiquer, de raconter l’histoire et des histoires extraordinaires. Ses films ont un regard perçant, guidé par un vent de liberté.

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D’ici et d’ailleurs, Akira Kurosawa a inspiré les réalisateurs du monde entier. Le parallèle est évident entre “les Sept samouraïs” et le western “les Sept Mercenaires” (The Magnificent Seven) de John Sturges. “La forteresse cachée” a beaucoup inspiré de Georges Lucas pour “Star wars”.

“Kurosawa est un prodige de la nature et son œuvre constitue un véritable don au cinéma et à tous ceux qui l’aiment” a déclaré Martin Scorsese.

Federico Fellini résume l’essence du cinéma d’Akira Kurosawa : “Je sens chez Kurosawa le spectacle total […]. Je sens le cinéma exploité dans tous ses moyens d’expression […]. Son cinéma est une sorte de miracle expressif.”

Nul doute que le cinema de Kurosawa va continuer à travers les frontières et les générations pendant de nombreuses années.

Lien vers le calendrier complet (du 12 OCTOBRE AU 28 NOVEMBRE 2022) :

https://www.cinematheque.fr/cycle/akira-kurosawa-2022-972.html

Rendez-vous pour deux dialogues :

Le 13 octobre à 19h, dialogue avec Charles Tesson à la suite de la projection de Sanjuro

Le 27 octobre à 19h, dialogue avec Nicolas Saada à la suite de la projection de l’Ange ivre

INFORMATIONS PRATIQUES, pour aller à la cinémathèque française à Paris :

51 rue de Bercy
75012 Paris

Transports en commun :
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