« NOISE » est un film coréen réalisé par Soo-jin Kim. Il sort le 24 juin 2026 au cinéma en France. Son genre est l’horreur, le thriller. Dans cet article je vous présente ce film, son histoire, la bande-annonce, les affiches et surtout trois raisons d’aller voir « Noise » au cinéma.

L’histoire : Ju-young, malentendante, découvre que sa sœur a mystérieusement disparu de son appartement. En cherchant des réponses, elle se heurte à des voisins terrifiés, obsédés par le silence, et à une atmosphère de plus en plus oppressante. La nuit, des bruits inexpliqués résonnent dans l’immeuble déserté, éveillant une présence invisible. Ce qu’elle croyait être une simple disparition devient une plongée terrifiante dans un cauchemar hanté par le silence.
La bande annonce :
Trois raisons de voir ce film au cinéma :
1. Un dispositif sensoriel à contre-courant
Dans Noise, le personnage central est malentendant, un choix de mise en scène radical qui inverse la mécanique habituelle du film d’horreur. Là où le genre exploite traditionnellement le son comme vecteur de terreur (le craquement, le souffle, la musique qui monte), Kim Soo-jin construit son angoisse à partir du silence et de son absence de maîtrise. La protagoniste ne perçoit pas le monde comme nous : elle le reconstitue, le devine, le rate. Cette faille perceptive devient le moteur dramatique du film, plaçant le spectateur dans une inconfortable position d’omniscience partielle. Un angle qui évoque, dans une veine différente, les expérimentations sonores d’un Kiyoshi Kurosawa.
2. Un premier film, déjà un phénomène
Présenté en avant-première mondiale à Toronto avant de circuler dans les grands festivals du genre, Noise a réuni près de deux millions de spectateurs en Corée du Sud, un score remarquable pour un premier long métrage. La société de distribution internationale avait anticipé l’impact en pré-vendant le film dans plus d’une centaine de pays avant même sa sortie nationale. Kim Soo-jin arrive donc en France auréolé d’une reconnaissance à la fois populaire et professionnelle, ce qui est rare pour un cinéaste à ses débuts.
3. L’originalité formelle : quand le bruit devient récit
Ce qui distingue Noise dans le paysage du horror coréen récent, c’est son rapport à l’espace sonore comme matière narrative. Kim Soo-jin, ancien perchman, connaît les sons perçus à l’intérieur et c’est remarquable. Le film travaille l’immeuble comme une caisse de résonance : les bruits venant de tous les étages ne sont pas de simples jump scares, ils forment une géographie invisible, une cartographie de la menace que seul le spectateur peut reconstituer. La malentendance de l’héroïne n’est pas un handicap scénaristique, c’est un prisme : elle oblige le film à montrer autrement, à cadrer différemment, à faire confiance à l’image là où d’autres se reposeraient sur la bande-son. En résulte une atmosphère dense, claustrophobe, qui doit davantage à l’architecture du récit qu’aux effets du genre. Un film à voir pour comprendre où va l’horreur coréenne post « The Strangers » réalisé par Na Hong-jin.
Les affiches du film Noise


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