Le dernier film d’animation de Mamoru Hosoda « Scarlet et l’éternité » est sorti le 11 mars 2026 au cinéma en France.
Mamoru Hosoda assure la réalisation, mais aussi le scénario du film. Ce qui frappe, c’est le style d’animation en 3D. Sans détour, j’ai été déçu par ce film mais je ne comprend pas le faible nombre d’entrée au cinéma. J’espère que vous allez donner une chance à ce film, pour vous faire votre propre avis. Si vous le souhaitez, je vous donne mes points positifs et négatifs après la bande annonce.
Studio d’animation : Studio Chizu
L’histoire : Scarlet est une princesse qui transcende le temps et l’espace. C’est un film qui abordera plusieurs thématiques parmi les plus importantes : la Vie et la Mort. Occultant volontairement les détails du scénario, M. Hosoda a précisé que le film sera différents de ses précédents, et qu’il s’agira d’un divertissement d’action et de romance.
La princesse Scarlett se réveille au « Pays des Morts ». Son père a été assassiné. Dans ce monde rempli de folie, elle doit se venger de son ennemi juré. Si elle n’atteint pas le « lieu sans fin », elle deviendra le « néant » et son existence disparaîtra.
Scarlett parviendra-t-elle à trouver un chemin dans la vie au terme de ce voyage sans fin ?
La bande annonce en version française :
La bande annonce en version originale sous-titrée (en Français) :
Qualités :
Sur le plan visuel et en terme d’ambiance, le film m’a impressionné. L’esthétique du Royaume des Morts, rendue en 3D cell-shading, donne au film une identité graphique certaine (foules grouillantes, catastrophes cycliques et paysages). L’héroïne Scarlet est un personnage bien construit, et certaines séquences collectives atteignent une vraie beauté émotionnelle, exprimant avec force l’idée de solidarité face à l’injustice. Visuellement, il faut donc saluer cette « prise de risque » assez créative. On ne peut pas nier que l’interprétation du Hamlet de Shakespeare par Mamoru Hosoda est originale.
Un mot aussi sur la qualité des doublages, en particulier à Mana Ashida qui prête sa voix à la princesse Scarlet et Kōji Yakusho que je ne vous présente plus.

Défauts :
Narrativement, le film manque de fluidité : les différentes strates esthétiques et dramatiques coexistent sans vraiment se combiner. Et le rythme s’essouffle en milieu de métrage, on ne retient pas grand chose. Le personnage masculin principal, Hijiri, ne m’a pas convaincu, en particulier dans les scènes censées être les plus déchirantes. Les personnages secondaires restent trop en retrait. Enfin, le discours final, trop appuyé sur des idées de paix et d’amour de la vie, vire à la leçon de morale un peu naïve pour convainvre.
Conclusion :
Au final, je pense que « Scarlet et l’éternité » est une œuvre généreuse mais inégale qui fait que ce film ne marquera pas. Je salue une réelle ambition de Hosoda et (même si je suis déçu), je reste un fidèle admirateur de tous ces films (celui-ci compris). Donc je suis encore plus impatient d’avoir des nouvelles de son prochain film et de le voir au cinéma.
Les affiches du film :
https://japoncinema.com/les-films-danimation-japonais-a-voir-au-cinema-en-2025/

