Le cinéma de KINUYO TANAKA : six films japonais à voir gratuitement sur ARTE
C’est incontestablement la chaîne qui met le plus en lumière le cinéma japonais. Mon premier film japonais, je l’ai vu sur Arte. C’était l’envoutant « After Life » réalisée par Hirokazu Kore-eda que j’ai découvert au début des années 2000.
Depuis, je ne rate aucun film japonais. La diversité de la programmation est remarquable. Sur Arte, j’ai pu découvrir Ozu, Takahata, T. Kitano, K. Kurosawa, T. Miike.
Dans cette article, je suis heureux de vous annoncer que nous allons pouvoir voir ou revoir six films restaurés de Kinuyo Tanaka à partir du 19 mars 2026. Ce que j’apprécie aussi, c’est de pouvoir voir et revoir les programmes en replay sur le site Arte.tv gratuitement mais aussi la chaîne Youtube : https://www.youtube.com/@artecinemafr
Kinuyo Tanaka fut l’une des plus grandes vedettes du cinéma nippon, avant de passer elle-même derrière la caméra en 1953 et de devenir la première femme cinéaste du Japon d’après-guerre. Ce cycle Kinuyo Tanaka a été rendu possible grace au travail de restauration du distributeur Carlotta.

Liste des six films :
Maternité éternelle
de Kinuyo Tanaka avec Yumeji Tsukioka, Masayuki Mori, Ryoji Hayama, Yoko Sugi (Japon, 1955, 1h46)
Mère de deux jeunes enfants, coincée dans un mariage malheureux, une jeune poétesse se débat pour affirmer son art et son désir. Puissamment féministe, ce récit poignant et jamais attendu fait voler en éclats les tabous de son temps.
Jeudi 19 mars à 0.45 et sur arte.tv du 15 mars au 14 septembre, aussi sur YouTube ARTE Cinéma
Lettre d’amour

de Kinuyo Tanaka avec Masayuki Mori, Yoshiko Kuga, Jukichi Uno, Juzo Dosan, Chieko Seki (Japon, 1953, 1h34)
Au début des années 1950, un ancien soldat devenu traducteur retrouve celle qu’il a aimée et n’a jamais pu oublier. Un puissant mélodrame réunissant deux stars du cinéma nippon d’après-guerre, le premier des six films réalisés par Tanaka.
Sur arte.tv du 15 mars au 14 septembre, aussi sur YouTube ARTE Cinéma
La nuit des femmes
de Kinuyo Tanaka avec Chisako Hara, Akemi Kita, Kyoko Kagawa, Chikage Awashima (Japon, 1960, 1h38)
À la fin des années 1950, après la fermeture des maisons closes au Japon, une jeune prostituée peine à se réinsérer. Un déchirant portrait de femme qui livre une réflexion subtile sur le commerce du corps.
La lune s’est levée
de Kinuyo Tanaka avec Mie Kitahara, Yoko Sugi, Hisako Yamane, Chishu Ryu (Japon, 1955, 1h39)
Trois sœurs vivant chez leur père veuf songent au mariage… Sur un scénario d’Ozu, une comédie légère dans le splendide décor de la ville de Nara.
La princesse errante

de Kinuyo Tanaka avec Machiko Kyô, Eiji Funakoshi, Chieko Higashiyama, Michiko Takano (Japon, 1960, 1h38)
Mariée par l’armée japonaise en 1937 au frère du dernier empereur mandchou, une princesse nipponne est emportée dans la tourmente de l’histoire. D’après des événements authentiques, une saga historique contée d’un point de vue féminin, avec la grande Machiko Kyô.
Mademoiselle Ogin
de Kinuyo Tanaka avec Ineko Arima, Tatsuya Nakadai, Ganjiro Nakamura, Mieko Takamine (Japon, 1962, 1h37)
Dans le Japon féodal, l’amour impossible d’une jeune femme affranchie et d’un samouraï chrétien, sur fond de persécutions religieuses. Dernier film de Kinuyo Tanaka, un somptueux mélo féministe, servi par la vibrante Ineko Arima.
« Mademoiselle Ogin » présenté par Pascal-Alex Vincent (Kinuyo Tanaka, 1962)
https://japoncinema.com/les-films-japonais-a-voir-au-cinema-en-2026/
https://www.youtube.com/@japoncinema



