Depuis sa première diffusion le 6 avril 1988 en France, Saint Seiya, l’oeuvre créée par Masami Kurumada, traverse les générations. Unique pour son exploration des mythologies, c’est l’une des œuvres les plus riches en références dans l’histoire de l’animation japonaise. Dès l’école primaire, c’est Saint Seiya (l’animé original) qui m’a donné envie de m’intéresser aux différentes mythologies, à l’histoire de la Grèce et aux constellations.
J’aime aussi cet animé car il développe la personnalité de chaque chevalier, ses failles et ses faiblesses, avec je trouve beaucoup de subtilité. Sublimée par la musique de Seiji Yokoyama, certains épisodes atteignent des sommets d’émotions. M.Kurumada doit aussi beaucoup au character design de Shingo Araki (sans oublier Michi Himeno), qui a magnifié l’histoire du manga. En créant ses propres codes, il a ouvert la voie à une nouvelle façon de faire de l’animation.
L'anime et 5 films en parallèle
A l’origine, le manga de Masami Kurumada est publié dans le Shonen Jump. La TOEI (sentant le bon coup) lance rapidement la réalisation d’un animé (pour l’histoire du sanctuaire) qui est diffusé pour la première fois en 1986. Le problème est que l’animé rattrape le manga. La TOEI a alors l’idée de créer un arc inédit (Asgard) pour permettre au manga de reprendre de l’avance. Mais la lutte contre Hilda de Polaris et ses guerriers divins ne rencontre pas au Japon le succès escompté (il est pourtant plein de qualités, c’est mon arc préféré). L’adaptation du manga reprend avec l’arc Poseidon, qui confirme ce déclin et marque l’arrêt de l’animé en 1989 avant celle du manga en 1990. Il faudra attendre 20 ans pour que la fin du manga (l’arc Hades) soit enfin adapté en animé.
En parallèle de l’anime, 5 films d’animation sont sortis entre 1987 et 2004. En France en VHS puis en DVD, ce sont tous d’excellents films. Car on découvre la capacité des réalisateurs et des animateurs à adapter l’oeuvre originale sur un format différent qui laisse place à la créativité. Ok, les codes de l’oeuvre sont toujours les mêmes et les chevaliers finissent toujours par triompher et sauver Athéna. Mais c’est le point de vue extérieur qui est intéressant et le trait qui est singulier.
Mes deux films favoris sont le troisième film, Abel par sa mise en scène qui est parfaite et le Tenkai hen pour son Mais les autres films sont qualitatifs :
-L’animation
-L’apparition des chevaliers d’or
-Les armures, l’histoire et les émotions des personnages
-Les musiques qui sont sublimes