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Bande annonce de l’ANIME « HIRAYASUMI » à voir en 2027

Il y a des bandes-annonces remplies d’action et d’autres qui se contemplent. Celle de « Hirayasumi » appartient à cette famille. Quelques plans de ruelles à Tokyo, une maison basse, des visages au repos : pas de menace à conjurer, pas de monde à sauver. Le deuxième teaser de l’anime, accompagné d’un nouveau visuel et de la révélation de ses trois voix principales, installe une promesse rare, celle d’un regard posé sur ce qui, d’ordinaire, ne fait pas image : la vie qui passe. J’adore ce manga dont je possède tous les volumes dont je tenais à vous en parler.

La diffusion de l’anime est attendue au Japon en janvier 2027 sur NHK General TV. Pour l’international, il faudra patienter : rien n’est encore annoncé.

L’histoire : Hiroto Ikuta a vingt-neuf ans. Il vit de petits boulots, sans compagne, sans projet et sans inquiétude apparente, dans le quartier tokyoïte d’Asagaya. Un jour, une voisine de quatre-vingt-trois ans, ancienne employée de cantine scolaire qu’il appelle simplement « Granny », lui lègue sa maison. De cette amitié improbable naît un héritage plus lourd qu’il n’y paraît : le logis, bien sûr, mais aussi les émotions qui y sont restées accrochées. Bientôt, Natsumi, sa cousine de dix-huit ans, débarque du Yamagata pour intégrer une école d’art. Discrète, elle rêve en secret de devenir mangaka. La maison se remplit, et avec elle, les silences, les gestes d’attention et les failles de chacun.

La bande-annonce :


Trois raisons de voir cet anime

Une œuvre déjà couronnée, qui a conquis les lecteurs dans le monde entier

Le titre lui-même « Hirayasumi » ressemble à un art de vivre. Il semble jouer sur l’idée de la maison de plain-pied et sur celle du repos, comme si l’on nous invitait d’emblée à poser nos bagages.

Avant d’être une série animée, Hirayasumi est un manga de Keigo Shinzo, publié dans le Weekly Big Comic Spirits depuis le printemps 2021. Dix volumes et plus d’un million sept cent mille exemplaires en circulation plus tard, la consécration est venue en janvier 2026 avec le prix du manga Shōgakukan, décerné la même année à des titres aussi différents que Dandadan ou Cosmos. Le parcours est jalonné d’autres reconnaissances : podiums au Manga Taishō, nomination au prix Osamu Tezuka, distinction à Lucca Comics & Games. En France, Le Lézard Noir accompagne l’œuvre ; aux États-Unis, c’est Viz Media.

Il y a, derrière cette délicatesse, une histoire plus intime. Le point de départ du manga se trouverait dans un récit autobiographique, écrit par l’auteur pendant la pandémie, à l’époque de sa convalescence après un lymphome. On comprend mieux ce regard doux sur les êtres cabossés : il vient de quelqu’un qui a vu le temps se resserrer, puis s’élargir de nouveau.

Le studio Production +h aux commandes :

Derrière la caméra, Production +h. n’est pas un nom au hasard : le studio a signé The Orbital Children et Dead Dead Demons Dededede Destruction, deux œuvres très différentes mais animées par le même souci du détail. Kei Suezawa, passé par Fate/Grand Order: Camelot – Wandering, Agateram et FLCL Progressive, réalise la série et en écrit les scripts. Naoyuki Asano, dont on a admiré le trait dans Urusei Yatsura et Keep Your Hands Off Eizouken!, prête ses visages aux personnages. La musique revient à Kaori Sawada, compositrice de What Did You Eat Yesterday? et de When Spring Comes, dont on connaît le talent pour accompagner les gestes du quotidien sans jamais les écraser.

Les voix, enfin, ont de quoi rassurer. Yūma Uchida, entendu dans Jujutsu Kaisen, BANANA FISH et BLUE LOCK, incarne un Hiroto qu’il veut fidèle à sa simplicité et à son aisance naturelle. Mayu Takahashi donne à Natsumi sa réserve de jeune arrivante. Rikako Aikawa, voix de Carapuce dans Pokémon et d’Oxnard dans Hamtaro, prête à Granny la voix d’une vie entière. Elle décrit elle-même l’œuvre comme un léger saisissement dans la poitrine, suivi d’une émotion qui monte lentement. On ne saurait mieux dire.

Une manière de regarder le Japon autrement que j’adore :

Hirayasumi n’invente pas son territoire : elle s’inscrit dans cette lignée du cinéma japonais qui fait du presque rien une matière dramatique. D’Ozu, qui filmait le temps comme on regarde une tasse refroidir, jusqu’à Kore-eda et ses familles de fortune, la chronique douce a toujours su capter ce que les grands récits oublient : un repas partagé, une conversation sur le pas d’une porte, la façon dont une maison garde la mémoire de ceux qui l’ont habitée. Hiroto, lui, refuse la course, et le teaser en fait moins un fainéant qu’un homme qui a trouvé son rythme. Dans un monde saturé d’injonctions, ce simple refus ressemble à une résistance tranquille.

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