C’est une super nouvelle. La sortie d’un film Doraemon en France au cinéma. Doraemon et le château sous marin sort le 7 octobre 2026 au cinéma, c’est très bientôt. Il est réalisé par Tetsuo Yajima et distribué en France par Eurozoom.
L’histoire : Doraemon est un chat-robot bleu qui vient du futur. Il vit avec Nobita, un petit garçon maladroit, et ses parents. Grâce à ses gadgets secrets, Doraemon aide souvent Nobita à s’amuser ou à résoudre ses problèmes. Un été d’ennui, Doraemon propose à Nobita et leurs amis d’aller faire du camping sous la mer. En explorant les fonds marins, la bande découvre une épave et fait la rencontre des Thalassiens. C’est alors qu’une annonce très inquiétante survient : « Le Château sous-marin s’est réveillé ! ». Nobita et ses amis doivent se lancer dans une bataille qui décidera du sort de la Terre !
La bande-annonce :
Trois raisons de voir ce film au cinéma :
1. Un événement en France et une porte d’entrée idéale vers l’œuvre de Fujiko F. Fujio
Doraemon est rare au cinéma en France donc c’est toujours un évènement. Le personnage, star absolue au Japon depuis les années 1970. Doraemon est le héros d’une série de mangas emblématiques créée par Fujiko F Fujio en 1970 et vendue à plus de 300 millions d’exemplaires dans le monde. En France, la série de mangas a été publiée par Kana Editions en 45 volumes entre 2007 et 2018. Au milieu des années 2000, une nouvelle série animée est créée, et continue encore aujourd’hui d’être diffusée sur TV Asahi, avec déjà plus de 1 000 épisode produits.
Doraemon et le Château sous-marin est le film d’animation idéal pour une sortie familiale. C’est une certitude mais c’est plus que ça. C’est une porte d’entrée idéale vers l’œuvre de Fujiko F. Fujio. Car on y retrouve tous les motifs constitutifs de l’œuvre de Fujiko F. Fujio : l’amitié maladroite mais indéfectible entre Nobita et ses camarades, la tension permanente entre émerveillement technologique et fragilité humaine, et cette manière si particulière de faire naître le sublime ici, une civilisation sous-marine entière à partir d’un cadre a priori insignifiant, un simple camping d’été. Pour qui souhaite comprendre pourquoi Doraemon occupe une place à part dans l’histoire de l’animation japonaise, difficile de rêver meilleure introduction.
2. Les voix françaises et la qualité doublage
J’irai aussi voir ce film en version française avec mon fils. La raison est le casting du doublage. On retrouve des voix bien connues des passionnés d’animation japonaise. Emmanuel Curtil prête sa voix à Doraemon, tandis que Brigitte Lecordier incarne Nobita. On retrouve également Jehanne Thellier (Shizuka), Hervé Grull (Gian), Louis Lecordier (Suneo), Donald Reignoux (Aël) et Alice Orsat, qui prête sa voix au buggy sous-marin. Cette distribution, promet une version française à la hauteur de l’attachement à ces figures cultes de l’enfance.
3. Un film Doraemon qui tente de se réinventer (sans se renier)
Le plus grand défi d’un film de franchise n’est pas de raconter une nouvelle aventure, mais de moderniser une œuvre culte sans trahir ce que chaque génération de fans y a projeté. Yajima explique avoir profondément repensé la façon dont l’intelligence artificielle est représentée dans l’univers de Doraemon : lui-même père, il a observé ses enfants s’adresser naturellement à des assistants vocaux comme on parlerait à un ami, et a compris que les robots au langage mécanique des précédents films appartenaient déjà à une autre époque. C’est cette prise de conscience qui a donné naissance à Buggy, le véhicule du film, doté d’une expression bien plus humaine que ses prédécesseurs. Une modernisation discrète, mais qui dit beaucoup de l’attention portée à faire vivre Doraemon dans le présent plutôt que de le figer dans la nostalgie.
Avec un message d’acceptation de soi qui dépasse le simple divertissement.
Interrogé sur les valeurs que porte Doraemon depuis des décennies, Yajima livre une réponse touchante : selon lui, l’œuvre parle avant tout de l’échec, de la honte et du découragement que tous les enfants traversent et vient leur dire qu’il est permis d’échouer, qu’ils ont de la valeur tels qu’ils sont, tout en leur rappelant que chacun de leurs gestes du présent façonne leur avenir. C’est cette dimension universelle, plus que les gadgets ou les péripéties, qui explique selon lui pourquoi Doraemon continue de toucher un public bien au-delà du Japon : tout le monde rêve secrètement d’avoir un ami comme lui à ses côtés, capable d’écouter, de rassurer et d’aider à avancer.
Les affiches du film « Doraemon et le château sous-marin »


