« Fais-moi un signe » est un film japonais réalisé par Mipo Oh. Ce film sort au cinéma en France le 18 novembre 2026 . Il est distribué par avec Art House.
Il y a des films qui nous promettent une expérience unique et émouvante. « Fais-moi un signe » se place dans cette catégorie. Du côté d’un enfant entendant qui grandit entre deux mondes, celui du bruit et celui du silence, auprès de parents sourds. Préparez les mouchoirs car l’émotion sera au rendez vous avec cette histoire inspirée d’un récit autobiographique.
L’histoire : Enfant, Dai ne voyait pas la différence : avec ses parents sourds, tout était simple, empli d’amour et de complicité. Mais en grandissant, il découvre le poids du regard des autres et la force des mots, ceux qui échappent à son père et sa mère. Entre joies et frustrations, Dai apprend que « parler » peut parfois autant unir qu’éloigner.
Le film suit ce passage délicat de l’enfance à l’âge adulte. Il y est question de filiation, d’émancipation et de cette tendresse un peu douloureuse qu’on porte à ceux qui nous ont élevés.
La bande-annonce :
Trois raisons d’aller voir « Fais-moi un signe » au cinéma

1. Un regard rare sur la famille et la surdité
Le cinéma japonais contemporain a longtemps su filmer la famille avec une infinie délicatesse, de Kore-eda à Ryota Nakano. « Fais-moi un signe » s’inscrit dans cette lignée, mais en s’aventurant là où l’on va peu : l’expérience des enfants entendants de parents sourds. Ce film ne cherche pas à arracher des larmes. Il préfère s’attarder sur les frictions minuscules du quotidien, les malentendus, les silences qui en disent plus long que mille dialogues. Un sujet de société traité par l’intime, ce qui est souvent la plus sûre manière de toucher juste.
2. Une expérience de cinéma où l’on écoute autrement
Un film qui parle de langue des signes et de silence appelle la salle obscure. Sans notifications ni distractions, on remarque chaque geste, chaque regard, chaque souffle. Le silence devient un élément de mise en scène à part entière, et il se ressent plus intensément quand on le partage avec d’autres spectateurs. Cette attention aux détails est la marque de Mipo Oh. Ancienne collaboratrice de Nobuhiko Obayashi, elle a remporté le prix de la meilleure réalisation au Festival des films du monde de Montréal pour The Light Shines Only There, et s’est penchée sur l’enfance et les fragilités sociales dans Being Good. Sa vision du cinéma consiste à filmer les liens ténus entre les êtres avec retenue, en laissant les silences parler plus fort que les effets. Le distributeur annonce par ailleurs, en plus de la version originale sous-titrée en français, une version avec sous-titres pour sourds et malentendants : une belle ouverture.
3. Un casting magistral porté par Ryo Yoshizawa
Ryo Yoshizawa, visage marquant de la jeune génération du cinéma japonais, incarne Dai à l’âge adulte. À ses côtés, Akiko Oshidari et Akito Imai prêtent leurs traits aux parents, entourés de silhouettes familières du cinéma nippon comme Denden, Setsuko Karasuma et Yusuke Santamaria.
Fiche technique
- Réalisation : Mipo Oh
- Avec : Ryo Yoshizawa, Akiko Oshidari, Akito Imai, Denden
- Genre : drame, famille
- Durée : 1h45
- Distributeur : Art House

