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ULYSSE 31 : Sortie de l’animé en version restaurée Blu-Ray et DVD

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Certaines œuvres ne vieillissent jamais, elles attendent simplement qu’on les découvre. C’est le cas de l’anime Ulysse 31. Le 17 novembre 2026, l’intégrale de la série anime débarque en Blu-ray et DVD en version intégralement restaurée. Et ce pas une opération nostalgie. C’est une magnifique nouvelle que j’attendais depuis longtemps. Mais aussi remise en lumière d’un jalon du dialogue entre la France et le Japon.

Homère dans l’espace

Le pitch tient en une phrase, et c’est ce qui fait sa force. Au XXXIe siècle, Ulysse a défié les dieux de l’Olympe. Zeus le condamne à errer dans l’espace à bord de l’Odyssée, jusqu’à ce qu’il retrouve la Terre. À ses côtés, son fils Télémaque, la jeune Yumi et le robot Nono.

Sur 26 épisodes de 26 minutes, la série transpose le poème homérique en science-fiction : le Cyclope, les Lestrigons, Circé ou les Sirènes changent d’habits sans perdre leur charge mythologique. Elle est née d’une collaboration entre DIC côté français et Tokyo Movie Shinsha côté japonais, sous la direction de Kyosuke Mikuriya. Avec Jean Chalopin et Nina Wolmark à la création et Bernard Deyriès à la réalisation côté français, cette coproduction diffusé en France du 03/10/1981 au 03/04/1982 reste un modèle de ce que l’échange entre deux industries pouvait produire de plus beau et envoutant.

Ce qui frappe avant tout, c’est sa tonalité : une dramaturgie sérialisée, une vraie mélancolie, un héros marqué par la faute et la nostalgie du foyer. Le générique et la partition de Denis King font le reste.

Pourquoi cette édition compte ?

Le DVD de 2011 reprenait le format télé d’origine. Aujourd’hui, la remise en valeur du catalogue s’accélère : une édition collector en Blu-ray était annoncée par Mediawan Rights, et une version restaurée est passée sur Mangas TV le 5 avril 2026. Le coffret en haute définition vient logiquement magnifier ce parcours qui a traversé le temps et les générations. J’ai hâte de le regarder avec mon fils.

Le calendrier est amusant : la sortie intervient alors que l’Odyssée de Christopher Nolan occupe les écrans. L’occasion de rappeler que la France et le Japon avaient transposé Homère dans les étoiles bien avant Hollywood.

Tout part de Jean Chalopin, qui fonde DIC en 1971 avec le soutien de RTL. Sa méthode : écrire et produire en France, puis confier l’animation à l’étranger. Pour Ulysse 31, il s’adresse à Tokyo Movie Shinsha, studio de Yutaka Fujioka déjà connu pour Rémi sans famille et Lady Oscar. Avec la scénariste Nina Wolmark et le réalisateur Bernard Deyriès, il bâtit un projet dont l’écriture se fait à Paris et l’animation à Tokyo. Côté japonais, plusieurs réalisateurs, dont Tadao Nagahama se succèdent. Le résultat a marqué l’histoire de l’animation. Un mélange magique, de créativité et inoubliable.


Trois raisons d’avoir votre exemplaire d’ULYSSE 31


1. Voir ce que l’ancienne image cachait.
Sur les diffusions d’époque, les décors spatiaux, les aplats de couleur et la lumière des vaisseaux se noyaient dans le grain. La restauration HD va leur rendre leur profondeur. Le character design, signé Shingo Araki et Michi Himeno, va aussi être sublimé. J’ai hâte de découvrir cette version restaurée. Des bonus sont confirmés.

2. Garder dans sa bibliothèque un jalon de l’histoire de l’animation.
Si Ulysse 31 a bercé des générations au petit déjeuner, elle mérite qu’on la redécouvre aujourd’hui sous un autre angle : un cas d’école de coproduction franco-japonaise, la preuve qu’un programme jeunesse peut parler de faute, d’exil et de retour. 26 épisodes, du bannissement initial à l’ultime face-à-face, réunis dans un coffret ultime. Ulysse, le Cyclope, les dieux, tout est une réinterprétation. Un récit d’une rare maturité et modernité.

3. L’épopée entière, des épisodes inoubliables.

Si je devais garder trois épisodes, voici l’ordre que je conseillerais.

Pour l’ouverture, l’épisode 1, « Le Cyclope ou la malédiction des dieux ». Tout s’y joue : la victoire d’Ulysse, la colère de l’Olympe, l’équipage plongé dans le sommeil et la Terre effacée de la mémoire du vaisseau. C’est l’un des meilleurs départs de série des années 1980.

Pour l’énergie, l’épisode 8, « La Révolte des compagnons ». Une tempête spatiale réveille les compagnons d’Ulysse, mais ils reviennent transformés en automates déchaînés. Ils prennent le contrôle du vaisseau et tentent de le jeter contre des glaciers spatiaux, avec l’aide d’un vaisseau-trident. Un huis clos de survie, très efficace.

Pour la tendresse, l’épisode 22, « La Cité de Cortex ». Un immense robot s’empare de l’Odysseus, l’équipage est capturé, des machines démontent le vaisseau, et Nono va rencontrer l’amour. C’est l’épisode où le petit robot devient attachant.

Le mythique générique :

L’essentiel

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